La haine des chaises (2016)

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La haine des chaises

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La haine des chaises

le titre de la performance est en fait toujours en cours d’élection:
tu es une chaise
haïr les chaises
la haine des chaises
la mort d une chaise
chaise debout
chaise tordue
le corps et la chaise
toutes les possibilités d’une chaise
le meurtre de la chaise
le rassis
les assis
tout sauf s’asseoir
deux bouts d une chaise
chaise assise
le corps chaise
l’homme-chaise
marcher assis
debout sur la chaise
la révolution de la chaise
combat de chaise
l’homme contre la chaise
critique de la chaise
ce que la chaise a changé en nous
la pensée assise
état de siège
coup de chaise
le dresseur de chaise… mais rien n’est satisfaisant à ce jour…

il s’agit donc bien de combattre par tous les moyens l’évidence de s’asseoir
il y aura potentiellement : un combat à mort contre une chaise, une exploration de toutes les autres potentialité d’une chaise (à part le fait de s’y assoir qui est, vous l’avez compris totalement exclu ici) une chaise musicale, un massacre de chaise, une chaise qui se lève…
voilà au moins vous n’aurez pas de surprises, venez si vous pouvez tenir debout pendant une demi heure. Si vous vous asseyez quand même je ne pourrais garantir votre sécurité ni surtout celle de votre siège.

Camille Boitel
artiste anti-chaise

Chanson (sans la musique, sans l’air et à moitié oubliée … il faudrait que je retrouve le carnet…)

“Debout il lui fallait rester debout à l’école debout
on voulait l’asseoir de force il se tenait debout
en maison d’redressement on tenta de l’dresser à ne pas se dresser du matin jusqu’au soir mais lui il restait droit

malgré tout et il tenait debout comme une histoire dont on s’souvient tout
dans le jour dans le noir dans les salles de théâtre, d’attente, ou en voiture
à l’église, dans l’avion, aux toilettes, et même pour l’écriture
il écrivait debout appuyé sur les murs
devant le juge et son « asseyez-vous «  il tenait droit d’bout
ne pouvant même s’incliner pour dire comme était humble son histoire
qu’il n’avait rien fait d’autre que de n’pouvoir s’asseoir et même devant le roi vautré sur son trône
il était tout seul dressé à regarder de haut ce grand pays assis
il ne put émouvoir les magistrats rassis
et il fut condamné pour cette insurrection
pour cette insupportable permanente érection
debout dans sa cellule à la perpétuité et puis comme il tenait debout
malgré son très vieux corps on l’condamna à mort
et on choisie comme sort la chaise électrique au moment fatidique
on n’a pas pu l’asseoir et il est mort debout pendu le lend’main soir
et de son corps inerte qui s’était trop raidi on ne put le plier
pour au moins soumettre à l’assise sa dépouille
assis soit t’il! debout même après la mort voici la triste histoire
de celui qui n’a pas su s’asseoir !”

De et par Camille Boitel
Avec la participation de Benjamin Colin

Performance jouée et produite aux 2 scènes, scène nationale de Besançon.